L’injustice vécue par autrui touche les enfants présents

Par Yao et Jeanne :

Le 19 mars 2017 matin, nous avons entretenu 45 enfants sur : La justice, animé par Jeanne et Agathe.

Il était question surtout d’aider les enfants à comprendre l’idée de partager  équitablement, de ne pas juger les gens avant d’avoir entendu leur version des faits, d’éviter de faire quelque chose si cette chose peut blesser d’autres personnes, de ne pas participer aux mauvaises choses, de ne pas traiter leurs amis différemment en fonction de leur apparence, savoir ces droits et devoirs à la maison comme hors de la maison.

Cela n’empêche pas d’exprimer un sentiment d’injustice si l’enfant voit une injustice. Dans la vie aussi, les enfants le disent assez tôt, vers 4 ou 5 ans, selon la psychothérapeute Christine Brunet :

  • Quand un enfant reçoit un cadeau, alors que l’autre n’en a pas eu…
  • Un enfant a une plus grosse part de gâteau que l’autre…
  • Quand un enfant prend son petit déjeuner avant l’autre…

Les enfants ont beaucoup à dire sur l’injustice qui dont ils sont victimes ou dont ils bénéficient… Il était donc important  d’en parler afin de ne pas laisser l’incompréhension ou la jalousie s’installer chez eux.

Lorsque nous rencontreront les parents dans les jours qui arrivent, nous en reparlerons et les encourageront à corriger ces choses. En attendant, c’est à eux que les animateurs se sont adressés.

« Faites aux autres (la justice) ce que vous attendez (la justice) qu’on vous fasse ».

Pour l’information des parents et encadreurs d’enfants que nous sommes.

Des spécialistes du domaine nous disent que les enfants de 10 à 14 ans ressentent de l’injustice dans les cas suivants :

  • les parents refusent de m’acheter quelque chose que mes copains ont le droit d’avoir,
  • les professeurs sont plus gentils avec les autres élèves qu’avec moi,
  • les parents ne m’écoutent pas,
  • dans la rue ou à l’école, des enfants me mettent à l’écart ou les enfants se moquent de moi,
  • mes parents sont plus gentils avec mes frères et sœurs qu’avec moi,
  • mes parents ou un autre membre de ma famille se moquent de moi,
  • dans la rue ou à l’école, des enfants sont violents avec moi.

L’injustice vécue par autrui les touche aussi : la faim, le fait d’être orphelin. Et aussi les enfants malades ou handicapés, ceux qui n’ont pas de maison ou pas d’amis.

19-mars-matin

 

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